« Entreprises. Macron demande sur la pointe des pieds à Le Maire de faire un plan d’aide ! ». L’édito de Charles SANNAT

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Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Il y en a qui comprennent vite mais à qui il faut quand même expliquer longtemps et c’est le cas de notre phare du Palais et de notre vedette de Bercy.

Pourtant ne soyons pas méchants avec eux, ils ont une excuse. Si, si, je vous assure.

Ayez même une pensée émue pour eux (je ne vous demande pas non plus de sortir la pile de mouchoirs Kleenex. Ce n’est pas écolo et avec le prix de l’énergie, tout ce qui est papier à essuyer ou à moucher devient hors de prix).

Mais oui, disons-le, une pensée émue pour le conflit intérieur terrible qui déchire l’âme de ces deux hommes qui président à nos humbles destinées.

Mettez-vous à leur place un instant.

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Deux européistes convaincus pour qui l’Europe c’est le bien, la paix et la prospérité, pour qui l’Europe c’est être unis, affronter les évènements ensemble et … sans leader ! Si, si, c’est notre leader à nous qui l’a dit comme ça il y a deux jours. En « Europe, il n’y a pas de leader ». Il y a juste un male alpha dominant du genre allemand répondant au doux prénom d’Olaf.

Du coup notre vedette et son phare doivent avaler leur chapeau d’europathes.

D’un côté ils voient bien et ne peuvent plus ignorer qu’avec une énergie à x30 les entreprises françaises vont couler, les écoles et centres de formations vont fermer, les communes et autres interco, départements ou régions vont cesser d’exister, et enfin… que les trains vont cesser de rouler.

Ne rien faire c’est la mort de la France.

Mais faire quelque chose de notre côté et sans les Allemands, c’est terriblement, effroyablement anti-européen…

Du coup notre phare du palais a un gros problème d’éclairage (phare, éclairage, vous l’avez ?).

Voilà donc le terrible conflit intérieur et politique qui agite les neurones en fusion de nos mamamouchis plus mouchant que mouchis.

Et ce n’est pas tout.

A cette équation pas simple, vous pouvez rajouter cette histoire des déficits et des dettes publiques.

Nous sommes croulant sous les dettes avec 110 % de notre pays de dettes, alors que l’Allemagne est fringante, mais si nous faisons n’importe quoi, l’Allemagne pourrait en plus nous pourrir la vie sur nos mauvais équilibres budgétaires et la grosse commission nous ferait la leçon.

Compliqué.

Mettez-vous à leur place.

Ils sont face aux phases du deuil. Leur deuil de ce qu’est l’Europe, qui n’est plus ni la  paix (nous sommes en guerre), ni la prospérité (c’est la crise énergétique en phase terminale), ni l’amour franco-allemand, puisqu’entre Manu et Olaf, il n’y a pas de l’eau dans le gaz, mais plutôt un manque sérieux de gaz dans l’eau…

Mais la situation urge et nos mamamouchis mouchant (c’est la 8ème vague avec la goutte au nez) savent qu’ils doivent faire quelque chose et vite.

Alors ils vont faire la seule chose que leur psychologie leur permet de faire.

Trop peu et trop tard, ce qui ne sera pas assez mais va viser à essayer de préserver un futur commun européen possible.

Est-ce bien ou mal ?

Je pense que c’est un mauvais choix, car l’Europe est déjà morte. Simplement ils n’en ont pas conscience et sont dans le déni en raison de leur idéologie profondément européiste.

Energie : Bercy va payer directement une partie de la facture des entreprises

« Bercy travaille sur un dispositif pour aider les entreprises à payer leur surcoût d’électricité. Les modalités ne sont pas encore définies mais l’idée est de prendre en charge directement une partie de la facture des entreprises. Le gouvernement réfléchit à un système de couloir de prix, avec un plafond et un plancher. Mais pas question de revenir à « un quoi qu’il en coûte ».

Quand vous lisez cette phrase sortie d’un article de la Tribune, vous savez d’une part qu’ils ne savent pas trop encore comment faire et que ce n’est pas fait. Voilà pour le trop tard.

Pour le « trop peu », c’est la dernière phrase. « Pas question de revenir à un quoi qu’il en coûte ».

Pas de problème les garçons du palais et du ministère.

Si c’est pas un quoi qu’il en coûte alors il y aura des morts économiques. Des chômeurs, moins de cotisations sociales, plus de TVA, plus de dépenses sociales et en réalité cela coûtera plus cher.

Il vaut mieux les coûts de l’aide massive, que les pertes du ne rien faire… mais ils sont bloqués. Bloqués par l’Allemagne, par les tarifs européens, par les déficits.

Ils se pensent prisonniers et sans marge de manœuvre.

Alors le résultat, le triste résultat est déjà connu. Trop peu. Trop tard. 

Voilà ce que dit Batiactu ici « Emmanuel Macron a annoncé que le Gouvernement va « finaliser » dans les « prochains jours » un mécanisme complémentaire au bouclier tarifaire contre la flambée des prix énergétiques. L’objectif est de protéger l’ensemble des entreprises, et non plus seulement les plus petites.

D’après l’AFP citant le chef de l’État, les dispositifs « seront complétés dans les prochains jours par le Gouvernement qui va annoncer pour les mois à venir nos mécanismes de protection pour, en particulier, les entreprises qui ne sont pas comprises dans le bouclier tarifaire ». Pour rappel, ce dernier limite la hausse des prix à 15 % en 2023, dans l’optique de contenir l’augmentation des factures des ménages causée notamment par le conflit russo-ukrainien.

Les très petites entreprises (TPE) et les petites collectivités territoriales en bénéficient également, ce qui n’est toutefois pas suffisant aux yeux de l’association Amorce, qui réclame un « bouclier tarifaire collectivités », estimant que « le filet de sécurité mis en place par l’État est malheureusement incomplet ». Selon une étude de la Banque Postale avancée par l’organisation, les 8 000 communes les plus petites seraient les seules à pouvoir y prétendre.

Cependant, « toute une catégorie d’entreprises, PME (petites et moyennes entreprises), entreprises de taille intermédiaire (ETI) ou certains groupes » sont exclues du dispositif, a admis Emmanuel Macron. « Dans les prochains jours, nous allons finaliser le mécanisme national de protection qui permettra justement de sécuriser et de donner pleine visibilité à ces acteurs », a-t-il encore promis.

Lors d’un échange avec la presse, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a précisé les options envisagées par l’exécutif. Il a confirmé une extension du bouclier tarifaire, dont la forme n’est pas encore arrêtée. Le locataire de Bercy a reconnu qu’il fallait être « lucide » dans le dossier de l’énergie, « l’une des questions les plus complexes dans l’économie ».

Et d’ajouter, en s’adressant aux professionnels : « Nous allons vous apporter une aide simple, efficace et massive mais je souhaite que l’aide bénéficie à ceux qui en ont le plus besoin ». Le ministère travaillerait en ce moment sur plusieurs options avec Matignon : un « fonds de soutien aux entreprises » qui serait disponible « début novembre avec des critères ultra-simplifiés, notamment sur le chiffre d’affaires » ; ou encore « un plafonnement ».

En fait c’est très simple.

Nous vendons le prix de l’énergie non pas en fonction de son prix de production avec une marge même confortable. Non. Nous vendons l’électricité au prix que l’Allemagne nous impose de la vendre via un mécanisme européen totalement délirant où l’on calcule le prix de l’électricité en France par rapport au prix de production de l’électricité fabriquée à partir de gaz russe (qui n’existe plus) en Allemagne et le tout agrémenté de marges plantureuses pour permettre le développement d’opérateurs alternatifs qui ne fabriquent rien et n’acheminent rien si ce n’est des factures.

Bref.

Il faut tordre le cou à ce mécanisme européen de l’énergie. Vraiment. Là est la solution. 

Car pour le moment, nous taxons des « surprofits » pour les reverser à ceux qui ont payé mais qui ne peuvent pas le payer en réalité, dans le cadre d’une usine à gaz encore plus délirante de jour en jour.

En une image cela donne çà.

Ce dessin a été fait par un retraité d’EDF qui a tout compris il y a déjà bien longtemps.

Pour régler le problème vite et bien, il n’y a qu’une seule chose à faire. Déchirer l’organisation de droite et revenir à l’organisation de gauche.

Ecrivez à vos députés. Ne les lâchez pas. Gentiment, aimablement, mais avec constance et détermination. Il faut renationaliser EDF et refusionner EDF et ENEDIS et cesser de jouer à « et si l’énergie était un marché libre ». Non ! Non et non !

Pour écrire à votre député c’est ici. Si vous ne savez pas quoi lui dire, envoyez-lui cet article ou ce dessin… Et offrez lui l’abonnement gratuit à la lettre quotidienne d’informations du site insolentiae.com

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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