Depuis Athènes où il se rendait le 27 octobre pour célébrer la naissance d’un nouveau parti politique grec, Jean-Luc Mélenchon a interpellé l’UE et la France qu’il a sommées de rendre à la Grèce l’argent qui, selon lui, lui reviendrait de droit.

Jean-Luc Mélenchon s’est rendu à Athènes le 27 octobre pour le lancement de «Cap vers la liberté», le nouveau parti d’une ancienne de Syriza, Zoe Konstantopoulou.

Au nom des Grecs, il a souhaité dénoncer la façon dont l’Union européenne (UE) aurait traité Athènes au cours de la dernière décennie, selon lui.

«La Grèce qui a tellement souffert, dont on sait qu’elle est devenue si pauvre pendant toutes ces années depuis 2010, nous apprenons que nous autres, ceux qu’on appelle les grands pays, pendant toutes ces années, nous avons pris à la Grèce huit milliards de bénéfices. Alors c’était donc un mensonge. On n’a pas aidé la Grèce, on a aidé les banques et on a aidé les grands pays sur le dos des Grecs», a-t-il lancé.

«Il faut rendre à la Grèce l’argent qui lui appartient», selon le patron des insoumis

Puis, le patron de La France insoumise en a profité pour lancer un appel piquant au président de la République française et à son gouvernement : «C’est pourquoi depuis Athènes je m’adresse à mon propre gouvernement et je lui dis : « Monsieur Macron, monsieur Edouard Philippe, il faut rendre à la Grèce l’argent qui lui appartient. »»

Mais Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas contenté de cette saillie. Interrogé en marge de l’événement, il aurait déclaré à l’égard d’Emmanuel Macron, selon l’AFP : «Déjà qu’il prend l’argent aux pauvres en France, il ne va pas prendre l’argent aux Grecs !»

A travers cette intervention, le député des Bouches-du-Rhône faisait allusion aux obligations grecques achetées par les banques centrales de la zone euro en 2012 afin de donner un peu d’air à Athènes et qui, selon la Banque centrale européenne, ont rapporté pas moins de 7,8 milliards d’euros d’intérêts en quatre ans.

Mais où est l’argent ?

Plus étrange, cette somme colossale, dont l’existence n’a été révélée que le 11 octobre, semble avoir disparu des radars et l’UE peine à expliquer ce qu’elle est devenue. L’Union reste d’autant plus redevable des intérêts sur les prêts accordés à la Grèce qu’elle avait initialement déclaré qu’elle les lui rendrait.

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