Les terroristes Daesh ont dispersé du gaz moutarde, lors de l’attaque d’une base militaire en Irak où se trouvaient plusieurs conseillers américains et australiens. Au moins sept militaires irakiens ont été hospitalisés.

Selon le correspondant de la chaîne de télévision américaine CBS, le 16 avril, les terroristes Daesh ont attaqué une base militaire en Irak en dispersant une substance toxique vésicante. Il a notamment précisé que cette substance avait été identifiée comme du gaz moutarde. Le lieu exact où Daesh avait utilisé ces substances chimiques n’a pas encore été précisé.

Au moins sept personnes ont été hospitalisées avec des problèmes respiratoires, dont le général Yahya Rassoul, porte-parole du Commandement conjoint des opérations, la structure coordonnant la lutte de la coalition occidentale contre les djihadistes. 25 autres ont été soignées sur place de toute urgence. Au moment de l’attaque, la plupart des militaires se trouvant sur la base étaient des conseillers américains et australiens. Aucun d’entre eux n’a toutefois été blessé.

D’après la chaîne australienne ABC, le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull, a confirmé le 19 avril qu’aucun soldat australien n’avait été blessé. Le Pentagone a de son côté indiqué qu’une enquête avait été ouverte dans la foulée de cet incident.

Le 15 avril, le groupe terroriste Daesh avait déjà utilisé des armes chimiques lors d’une attaque contre les forces irakiennes engagées dans la bataille pour reprendre la ville de Mossoul. Plusieurs soldats ont été blessés mais aucun mort n’a été à déplorer.

«Les terroristes de Daesh ont essayé de bloquer l’avancée de nos forces en utilisant des obus chargés de substances chimiques toxiques mais les effets ont été limités», avait alors indiqué le Commandement conjoint des opérations.

Même si les djihadistes font parfois usage d’armes chimiques contre les forces irakiennes, leur effet a toujours été très limité.

Le 17 octobre, Bagdad, soutenu par la coalition internationale menée par les Etats-Unis, a entamé une vaste offensive pour reprendre la deuxième ville d’Irak à Daesh qui s’en était emparée en juin 2014. Fin janvier, les forces irakiennes ont réussi à chasser les djihadistes de la partie orientale de Mossoul, coupée en deux par le fleuve Tigre. Le 19 février, les forces irakiennes ont lancé l’assaut sur l’ouest de Mossoul mais avancent lentement dans l’entrelacs de ruelles densément peuplées de la vieille ville.

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