« Coup de grâce » pour l’hôpital : la colère des médecins après la lettre de la direction générale de la Santé

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Un courrier a mis le feu aux poudres dans le secteur hospitalier. Le 17 novembre, la direction générale de Santé (DGS) a adressé une lettre aux médecins dans laquelle elle décrit des établissements à bout de souffle. L’organisation alerte en effet sur « les difficultés à remplir les tableaux de garde ou à maintenir une offre de soins complète depuis plusieurs années pendant les mois d’hiver et d’été ». Un peu plus loin dans sa missive, l’organisation attribue ces pénuries aux « vagues successives de l’épidémie Covid-19 » doublées d’une « recrudescence » de la pandémie qui se compile à la circulation active des virus hivernaux. Pour faire face à ces « situations de tensions », jusqu’au début 2022, la DGS estime qu’une forte mobilisation des soignants et des renforts sont nécessaires.

 

Pêle-mêle, le courrier envoyé à tous les professionnels mentionne une « mobilisation possible des retraités » tandis que les libéraux pourraient être aussi appelés à la rescousse. Pour soutenir l’effort des soignants, le gouvernement sort une nouvelle fois le chéquier prévoyant par exemple « une majoration de 50 % des heures supplémentaires des personnels paramédicaux de la fonction publique hospitalière jusqu’au 31 janvier 2022 ».

En clair, la DGS alerte sur la nécessité d’engager rapidement « tous les leviers » pour maintenir ouverts les services en situation critique. Mais du côté du corps médical, ce courrier est à la goutte de trop. « La politique de santé menée depuis ces trente dernières années n’a pas réussi à sauver l’hôpital public, le ministère y apporte maintenant le coup de grâce », déclare le communiqué publié ce jeudi par l’intersyndicale Action Praticiens Hôpital.


L’un des signataires, Gaëtan Casanova déplore de devoir une nouvelle fois « essuyer les plâtres ». Plusieurs facteurs expliquent la colère de ces spécialistes. Selon le président de l’InterSyndicale Nationale des Internes, « il faut mettre ce message en perspective et comprendre le contexte : l’hôpital public va très mal et il y a une réelle hémorragie du personnel que ce soit médicaux ou paramédicaux », souligne le soignant. Début novembre, la Fédération hospitalière de France, indiquait que 6 % des lits étaient fermés à l’hôpital public.

Cette situation est due dans 70 % des cas à un manque d’infirmiers et d’aides-soignants et dans 60 % des cas à une pénurie de praticiens, rapportait dans une étude le Journal du dimanche. Dans les colonnes de L’Express, le directeur des Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, dresse ce jeudi un constat alarmant lorsqu’il évoque « 1200 postes d’infirmières non pourvus, sans compter les infirmières spécialisées, les manipulateurs radio, etc ».

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