Le Parlement régional Wallon, qui depuis plus d’un an avait prévenu toutes les instances concernées de ses réticences sur le CETA dans sa mouture actuelle, a donc été logique et déterminé. C’est NON.
Oubliant qu’ils ont eu tout le temps (un an !) pour réagir en amendant les textes, ce qu’ils ont choisi de ne pas faire, les dirigeants européens (péistes…) font mine de s’étonner et jettent la pierre à Paul Magnette, l’empêcheur de signer en douce des traités négociés sans concertation populaire.

Lorsque l’on discute des traités en huis clos, ou presque, c’est que l’on ne souhaite pas que le plus grand nombre puisse donner son avis sur leur contenu. C’est, dit plus simplement, que l’on a des choses à cacher. C’est que l’on ne souhaite pas crier à la face des peuples : voilà ce que vous êtes devenus, les serfs de la nouvelle féodalité économique, rien de plus que des consommateurs au service des multinationales et des banques.

Il suffit de lire la presse internationale pour avoir sous les yeux cette constatation : les peuples ne sont pas importants ; le marché, lui, a tout les droits.
Comme le rappelle le quotidien belge Le Soir, le magazine américain *Fortune* reproche aux wallons « d’avoir réduit en cendres » les espoirs des entreprises américaines d’accéder plus facilement au marché européen.


Dans une périlleuse gymnastique intellectuelle dont il a le secret, Guy Verhofstadt (Open VLD/ADLE), leader des libéraux européens, a, lui, déjà trouvé une solution pour contourner le refus wallon. En replaçant le statut du CETA dans les compétences exclusives de l’UE , le tour serait joué. Et d’ajouter : cela constituerait une «très bonne décision» et un «pas en avant dans l’intégration européenne».
Cela constituerait surtout, à mon avis, comme lors des référendums négatifs de 2005 en France et aux Pays-Bas, une méprisable entourloupette et une preuve supplémentaire du mépris permanent et grandissant que les instances de l’UE ont pour leurs peuples.

On le sait, les européistes sont prêts à toutes les entorses à la démocratie pour faire passer leurs idées et leurs traités. De l’ultimatum au changement des règles en cours de jeu, en passant par des pressions diverses, ils n’ont que faire de l’avis des peuples (qui, rappelons-le, les paient !). Maintes déclarations sont d’ailleurs là pour le prouver.

Qu’ils se méfient néanmoins : un jour le peuple se lèvera et viendra leur demander des comptes.
Et ce ne sera pas joyeux !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.