ALERTE ! Avalanche de « Fake News » pour promouvoir le Gardasil chez les garçons !

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par le Dr Gérard Delépine .

Tout récemment les médias, mais aussi la ligue contre le cancer et certaines ARS ont publié des tribunes, des appels et/ou des tracts mensongers utilisant la peur du cancer pour promouvoir la vaccination anti HPV (papillomavirus) chez les garçons.

Le but réel de cette propagande n’est certainement pas d’éviter quelques décès d’hommes atteints de cancer de l’anus, mais plus vraisemblablement de doubler le marché du vaccin jusqu’ici centré sur les filles et de préparer la population à une nouvelle obligation qui serait évidemment pour le bien de tous mais surtout pour les actionnaires de Merckx…


Notre tribune rappelle les données acquises de la science en 2022 en citant leurs sources, afin que chacun puisse les vérifier afin d’acquérir une vision factuelle de ce cancer. La foi aveugle de nos dirigeants en un vaccin ne justifie pas la manipulation des faits avérés.

Contrairement à ce que prétendent les avocats du vaccin anti HPV pour les garçons , le cancer anal, comme les autres cancers qu’ils attribuent exclusivement au HPV, reste rare et ne constituent pas un problème de santé publique, car ils ne menacent qu’une petite minorité de la population. Il peut être traité de manière efficace dans la très grande majorité des cas. Il ne justifie donc pas une vaccination généralisée d’autant qu’après 16 ans de mise sur le marché cette vaccination hors de prix n’a toujours pas fait la preuve de la moindre efficacité réelle contre aucun cancer.

Le cancer anal est très rare

Certes dans les dernières décennies sa fréquence a augmenté dans certains pays (USA, Norvège1 , Grande-Bretagne, Danemark2 , Australie3 , Pays Bas, France4 …) dans lesquels l’augmentation de ce cancer suit celles de ses facteurs favorisants : séropositivité au VIH, traitements immunosuppresseurs (chimiothérapie des cancers, ou après greffes d’organes), pratique plus fréquente du sexe anal passif. Dans de nombreux autres pays (Inde, Israël, Japon, Singapour, Espagne), on n’observe pas de progression significative.

Sa faible fréquence le place au-delà du 12ème rang des cancers des différents pays Ilregroupe environ 0,5% des cancers . En 2020, moins de 10 000 cas sur 2 millions de cancers aux USA5 , 1500 cas sur 370 000 en Grande-Bretagne6 . En France en 2018 seulement 479 cancers de l’anus touchant des hommes ont été remplacés parmi les 382 000 nouveaux cancers observés7 .

Le cancer anal ne menace que de petits groupes à risque

Les malades prenant des traitements immunodépresseurs souffrant d’une incidence du cancer anal 5 fois plus élevée que la population non immunodéprimée8 . Ce surrisque est proche de celui des mâles hétérosexuels infectés par le virus du sida9 ,10 .

La pratique du sexe anal passif constitue le facteur causal le plus important11 ,12 ,13 ,14 ,15 et explique en partie le surrisque des femmes par rapport aux hommes hétérosexuels (risque multiplié par 1,5 à 3). Ce risque est 60 à 90 fois plus élevé chez les homosexuels masculins passifs avec une incidence du cancer anal de 95/100000 culminant même à 130/100000 chez ceux d’entre eux qui sont en plus porteurs du virus HIV16 .

En dehors de ces groupes à risque, le cancer du canal anal ne constitue pas un problème de santé publique chez l’homme. En France il représente moins de deux millièmes des cancers de l’homme, avec moins de 500 cas et moins de 250 morts annuels à comparer aux fardeaux d’autres cancers de l’homme : poumons (23 000 morts), colorectal (9000 morts ) et prostate (8000 décès).

Le cancer anal fait partie des cancers à assez bon pronostic

La fertilisation et la radiothérapie sont la base du traitement, la chirurgie étant réservée soit aux petites tumeurs de la marge anale, soit à la thérapie de sauvetage. Des essais récents ont permis de préciser la place optimale des améliorations disponibles. La survie nette standardisée atteint 66%.

Infection n’est pas cancer

Pour promouvoir la vaccination, les défenseurs du Gardasil focalisent l’attention sur l’association statistique réelle entre cette infection et le cancer et en extrapolent un éventuel lien de causalité. Mais comme ils rappellent après chaque complication post vaccinale, une association statistique ne prouve pas un lien de causalité.

De nombreux cofacteurs sont en effet statistiquement liés à la survenue d’un cancer anal . Outre la séropositivité HIV, les traitements immuno-suppresseurs et les rapports sexuels anaux passifs déjà cités, il faut hébergé : infections sexuellement transmissibles (gonorrhée, chlamydia, herpès) tabagisme17 ,18 ,19 , nombre des partenaires et l’âge des premiers rapports sexuels20 … L’origine du cancer anal est multifactorielle ; agir sur un seul d’entre eux un peu de chance d’être efficace.

Les infections HPV sont extrêmement avérées chez les personnes sexuellement actives et leur guérison spontanée très habituelle chez les sujets non immuno-déprimés. Elles pourraient ne représenter qu’un marqueur d’activité sexuelle importante, susceptible comme les microtraumatismes répétés et les autres infections sexuellement transmissibles de maintenir une inflammation locale chronique dont le rôle cancérigène est connu depuis longtemps.

Le rappel de tous les facteurs de risque est nécessaire pour fonder les bases d’une prévention qui ne peut pas se limiter à promouvoir des vaccins, d’autant que 16 ans après leur mise sur le marché, ils n’ont toujours pas fourni la preuve de leur efficacité dans la prévention des cancers invasifs.

Les vaccins anti HPV n’ont pas prouvé qu’ils permettent de prévenir le cancer

Et en 2020, Rees C. exprimait ses doutes devant la Société royale de Médecine britannique21 en ces termes :

« …L’administration de vaccins tels que Cervarix ou Gardasil, à des femmes séropositives pour le HPV n’est pas complètement sans risque, car cela pourrait induire des résultats iatrogènes imprévus et cela implique que l’efficacité de Gardasil chez les femmes HPV-négatifs à l’inclusion est inférieur à ce qui aurait été anticipé…

Nous avons procédé à une évaluation critique des essais d’efficacité de phase 2 et 3 publiés concernant la prévention du cancer du col de l’utérus chez la femme. Notre analyse montre que les essais eux-mêmes ont généré des incertitudes significatives qui sapent les preuves d’efficacité dans ces données. Il y avait 12 essais contrôlés randomisés (ECR) de Cervarix et Gardasil. Les populations des essais ne reflétaient pas les groupes cibles de la vaccination en raison des différences d’âge et des critères d’inclusion restrictifs des essais. L’utilisation des résultats de substitution composites et distants rend impossible la détermination des effets sur les résultats cliniquement significatifs. On ne sait toujours pas si la vaccination contre le papillomavirus humain (VPH) prévient le cancer du col de l’utérus, car les essais n’ont pas été conçus pour cela ».

Pire, des articles récents alertent sur la constatation d’une augmentation de l’incidence des cancers du col de l’utérus en Suède depuis la vaccination anti HPV22 ,23 ,24 .

Et aussi dans d’autre pays (Australie, Grande-Bretagne) rappelant les multiples incertitudes qui grèvent les études initiales bâclées et une autorisation de mise sur le marché précipité…

Dans l’étude pivot qui a permis d’obtenir l’AMM (autorisation de mise sur le marché), la vaccination s’est révélée susceptible d’augmenter le risque de cancers chez les femmes préalablement infectées par le virus HPV ou d’en précipiter l’évolution25 . Ce mécanisme peut expliquer-être qu’actuellement, dans les pays à forte couverture vaccinale anti HPV, les incidences standardisées du cancer invasif du col de l’utérus soient supérieures à celle de la France peu vaccinée (France 6/100000 en 2018, Australie : 6,8/100 000 en 2021, Grande-Bretagne : 9,7/100 000 en 2018 et Suède : 10,4/100 000 en 2020).

Ce vaccin mal envisagé est potentiellement dangereux

On ne peut actuellement pas évaluer les risques des vaccins HPV chez les garçons, mais l’usage du Gardasil chez les jeunes filles a été suivi par des complications dont certaines très graves, en particulier neurologiques sont rappelées dans l’appel des 1526 etla revue indépendante Prescrire27 .

« Dans l’étude française, le vaccin a été associé à un surcroît d’environ 1 à 2 cas pour 100 000 filles vaccinées. Autrement dit, dans l’hypothèse où chaque année les 400 000 jeunes filles concernées par la vaccination choisiraient d’être vaccinées, il y aurait de ce fait chaque année 4 jeunes filles de plus atteintes du syndrome de Guillain-Barré du fait du vaccin, avec une mort tous les 2 ans à 3 ans. Chaque année, 1 ou 2 femmes resteraient handicapées de façon durable ».

En France la réalité de ce type de complications a été illustrée par le procès intentionné par les parents de Marie Océane paralysée et contrainte au fauteuil roulant après Gardasil28 ,29 . Ce procès a conclu au lien de causalité probable entre vaccin et sclérose en plaques dont l’ANSM reconnaissait 113 cas de en 2013.

Au Japon, les autorités sanitaires ont arrêté de conseiller le Gardasil après que des associations de victimes ont porté plainte.

Manifestation contre la vaccination Gardasil en Colombie :

Réunion de victimes du Gardasil au Danemark :

Rappelons les moyens de prévention classiques et reconnus

Il est par ailleurs incompréhensible que cette propagande pour la prévention du cancer anal n’en ait pas rappelé les recommandations classiques unanimement admises : utilisation du préservatif pour tous les rapports qu’ils soient d’ordre vaginal, buccal ou anal. Ne pas fumer et éviter de s’exposer à la fumée de tabac. Et si l’on se drogue en intraveineuse, toujours utiliser des seringues à usage unique.

En évitant la contamination par le VIH et les autres maladies sexuellement transmissibles, on diminue à coup sûr le risque de développer un cancer anal.

Lorsque la vaccination aura prouvé qu’elle est efficace contre le cancer, elle pourra être proposée sélectivement aux personnes à risques : receveurs de greffe d’organes traités par immuno-suppresseurs, cancéreux en succès, malades du sida, adeptes de la sodomie passive.

Une disproportion totale entre le mais affiché et les moyens nécessaires

En France, la mortalité par cancer du canal anal est extrêmement faible. Vacciner tous les garçons en espérant ainsi protéger une infime minorité représente un pari trop risqué et trop visé.

Même si le vaccin était réellement efficace contre le cancer, combien pourrait-il sauver des 250 hommes qui meurent chaque année de cancer anal ? Avec quels effets secondaires sur des millions de Français ? À un coût prohibitif (180 millions d’euros par an pour vacciner les 370 000 garçons d’une classe d’âge) pour une société qui n’a aujourd’hui plus les moyens d’assurer la continuité aux urgences de 120 hôpitaux ni un prix en charge décente dans les EHPAD ?

Et pour un bénéfice médical très incertain et possiblement négatif ! Le Gardasil pour les garçons ? Non merci !

source : Nouveau Monde

  1. BT Hansen, S Campbell, M Nygård, «  Tendances à long terme de l’incidence des cancers liés au VPH et des cas évitables par la vaccination contre le VPH : une étude basée sur un registre en Norvège », BMJ Open 2018 ; 8:e019005. doi:10.1136/ bmjopen-2017-019005
  2. Nielsen, Munk C, Kjaer SK, «  Tendances de l’incidence du cancer anal et des néoplasies intraépithéliales anales de haut grade au Danemark », 1978-2008. Int J Cancer. 1 mars 2012 ; 130(5):1168-73. doi : 10.1002/ijc.26115. Publication en ligne 2011/05/30
  3. Cancer in Australia 2017, page 81 peut être téléchargé gratuitement sur le site Web de l’AIHW http://www.aihw.gov.au/cancer-publications
  4. Bouvier AM1, Belot A, Manfredi S, Jooste V, Uhry Z, Faivre J, Duport N, Grabar S ; Réseau français des registres du cancer FRANCIM. «  Tendances de l’incidence et de la survie des carcinomes épidermoïdes du canal anal en France : une étude en population ». Eur J Cancer Prév. 2016 mai ; 25(3):182-7. doi: 10.1097/CEJ.0000000000000163
  5. https://seer.cancer.gov/statfacts/html/anus.html
  6. Incidence du cancer anal Cancer Research UK 2021, https://www.cancerresearchuk.org/statistics-by-cancer-type/anal-cancer/incidence
  7. Robaszkiewicz Michel, Cariou Mélanie, Bouvier Anne-Marie, Bouvier Véronique, Lecoffre Camille, Lafay Lionel, Coureau Gaëlle, Mounier Morgane, Trétarre Brigitte, «  Enquête des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018 ANUS », Année de publication : 2021
  8. Grulich AE, van Leeuwen MT, Falster MO, et al., «  Incidence des cancers chez les personnes atteintes du VIH/SIDA par rapport aux greffés immunodéprimés : une méta-analyse ». Lancette 2007 ; 370(9581):59-67
  9. Nyitray MS, «  Cancer anal et papillomavirus humains chez les hommes hétérosexuels », Current Oncology – volume 15, Multimed
  10. Grabar S, Le Moing V, Goujard C, et al., «  Résultat clinique des patients infectés par le VIH-1 selon la réponse immunologique et virologique après 6 mois de traitement antirétroviral hautement actif », Ann Intern Med 2000 ; 133:401-10
  11. Daling JR, Weiss NS, Hislop TG, Maden C, Coates RJ, Sherman KJ, et al., «  Pratiques sexuelles, maladies sexuellement transmissibles et incidence du cancer anal », N Engl J Med 1987 ; 317(16): 973–7.doi:10.1056/NEJM198710153171601
  12. Holly EA, Whittemore AS, Aston DA, Ahn DK, Nickoloff BJ, Kristiansen JJ., «  Incidence du cancer anal : verrues génitales, fissure ou fistule anale, hémorroïdes et tabagisme », J Natl Cancer Inst 1989; 81(22) : 1726–1731. doi:10.1093/jnci/81.22.1726
  13. Frisch M, Glimelius B, van den Brule AJ, Wohlfahrt J, Meijer CJ, Walboomers JM, et al., «  Infection sexuellement transmissible comme cause du cancer anal », N Engl J Med 1997 ; 337(19) : 1350–8. doi:10.1056/ NEJM199711063371904
  14. Tseng HF, Morgenstern H, Mack TM, Peters RK., «  Facteurs de risque du cancer anal : résultats d’une étude cas-témoin basée sur la population », Cancer Causes Control 2003 ; 14(9) : 837–846. doi:10.1023/B:CACO. 0000003837.10664.7
  15. Daling JR, Madeleine MM, Johnson LG, et al., «  Papillomavirus humain, tabagisme et pratiques sexuelles dans l’étiologie du cancer anal », Cancer. 15 juillet 2004 ; 101(2):270-80
  16. Silverberg MJ, Lau B, Justice AC, Engels E, Gill MJ, Goedert JJ, et al., «  Risque de cancer anal chez les personnes infectées et non infectées par le VIH en Amérique du Nord », Clin Infect Dis 2012 ; 54(7) : 1026–1034. doi:10.1093 cid/cir1012
  17. Daling JR, Sherman KJ, Hislop TG, Maden C, Mandelson MT, Beckmann AM, Weiss NS., « 
    Le tabagisme et le risque de cancer anogénital
     », Am J Epidemiol. 15 janvier 1992 ; 135(2):180-9
  18. Nordenvall C, Nilsson PJ, Ye W, Nyrén O., «  Tabagisme, consommation de snus et risque de cancer du côlon droit et gauche, rectal et anal : une étude de suivi de 37 ans » Int J Cancer. 1er janvier 2011 ; 128(1):157-65. doi : 10.1002/ijc.25305
  19. Holly EA, Whittemore AS, Aston DA, et al., «  Incidence du cancer anal : verrues génitales, fissure ou fistule anale, hémorroïdes et tabagisme », J Natl Cancer Inst. 15 novembre 1989 ; 81(22):1726-31
  20. Coffey K, Beral V, Green j, Reeves G, Barnes I, «  Million Women Study Collaborators. Facteurs de risque liés au mode de vie et à la reproduction associés au cancer anal chez les femmes âgées de plus de 50 ans Br J Cancer » 2015 Apr 28; 112(9):1568-74. doi : 10.1038/bjc.2015.89. Publication en ligne du 12 mars 2015
  21. Rees C Brhlikova P Pollock A Will, « La vaccination contre le VPH prévient le cancer du col de l’utérus ? », Journal de la Société Royale de Médecine https://doi.org/10.1177/0141076819899308
  22. Lars Andersson, «  Augmentation de l’incidence du cancer du col de l’utérus en Suède : lien possible avec la vaccination contre le VPH », Indian Journal of Medical Ethics Online, première publication le 30 avril 2018
  23. Wang J, Andrae B, Strander B, Sparén P, Dillner J., «  Augmentation de l’incidence du cancer du col de l’utérus en Suède en relation avec les antécédents de dépistage : étude de cohorte de population », Acta Oncol. 2020 août;59(8):988-993. doi : 10.1080/0284186X.2020.1764095. Publication en ligne le 18 mai 2020. PMID : 32 421 420
  24. Edvardsson H, Wang J, Andrae B, Sparén P, Strander B, Dillner J., «  Réexamen national des cytologies cervicales normales avant les lésions cervicales de haut grade ou avant le cancer invasif du col de l’utérus », Acta Cytol. 2021;65(5):377-384. doi : 10.1159/000515912. Epub 2 juin 2021. PMID : 34 077 926 ; PMCID : PMC8491487
  25. Document d’information VRBPAC Gardasil™ Vaccin quadrivalent contre le VPH 18 mai 2006 Réunion VRBPAC page 25
  26. Projet de vaccination universelle contre le papillomavirus (HPV) Nous, médecins et pharmaciens indépendants de l’industrie pharmaceutique dénonçons l’« appel des 50 » au nom de l’intégrité et de la raison
  27. Vaccins papillomavirus et syndromes de Guillain-Barré : gérer les incertitudes s©Prescrire 1er juin 2016 https://prescrire.org/fr/3/31/52058/0/NewsDetails.aspx , « Vaccins papillomavirus et syndromes de Guillain-Barré : gérer les incertitudes » Rev Prescrire 2016 ; 36 (392) : 427-432. (pdf, réservé aux abonnés)
  28. https://www.lepoint.fr/exclusif-gardasil-marie-oceane-je-ne-pouvais-plus-marcher-25/11/2013
  29. https://www.charentelibre.fr/gardasil-la-vie-gachee-de-marie-oceane-et-son-combat-pour-les-plus-jeunes

Source : reseauinternational

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