Entre le taux record de bulletins blancs et nuls glissés dans l’urne, le taux d’abstention qui a légèrement augmenté par rapport au premier tour et les sondages qui montrent que la plupart des électeurs ce dimanche ont voté non pas « pour » E. Macron mais « contre Le Pen, Macron n’a pas rassemblé les Français pour ce second tour, contrairement à ce que l’on aimerait faire dire aux résultats.

« Macron ou la victoire d’un dynamiteur » titrait Le Point ce matin, « Macron terrasse Le Pen et s’ouvre les portes de l’Elysée » pour Le Figaro ou encore « Macron, une ascension météorique portée par une bonne étoile » annonçait Libération. Les médias traditionnels se réjouissent d’une victoire pour la démocratie et encensent le parcours du jeune candidat qui aurait soi-disant réalisé un score plus qu’honorable. Vraiment ? Mais de qui se moque-t-on ?!

Ce second tour entérine en réalité la crise profonde que connaît aujourd’hui notre démocratie. Avec 12% de votes blancs ou nuls, la Vème République a connu hier soir son taux record : jamais un président n’avait été élu avec autant de bulletins blancs ou nuls, 4,28 millions de Français ont fait ce choix, soit 3,3 fois plus que le dernier « record » du second tour de l’élection de 1969, et plus de 4 fois plus que le premier tour de l’élection de cette année. Ajoutons à cela les abstentionnistes qui représentent 25% des électeurs inscrits sur listes électorales, et on se rend vite compte que le score cumulé des votes blancs ou nuls et des abstentions (environ 37%, soit 11,5 millions d’électeurs) dépasse celui réalisé par Marine Le Pen (33,9%, soit 10,65 millions d’électeurs environ).

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